L’étrangleur

L’étrangleur

De Paul Vecchiali - 1972 - 93' - France - Avec Jacques Perrin (Emile) , Nicole Courcel (Claire) , Julien Guiomar (l'inspecteur Simon) ...

Synopsis:

Fasciné par l’univers de la nuit, Emile, un jeune garçon, s’enfuit un soir de sa chambre. Au cours de sa fugue, il croise un criminel, qui étrangle sous ses yeux une femme à l’aide d’une écharpe blanche. Ce spectacle va marquer Emile pour la vie. Au point que, à 30 ans, il reste obsédé par ce qu’il a vu et décide de retrouver les sensations qu’il a éprouvées ce jour précis. La nuit, se promenant avec une écharpe blanche, il tente de reproduire à l’identique le geste dont il a été témoin. L’inspecteur Simon, chargé d’enquêter sur cette série d’assassinats par strangulation, choisit de tendre un piège au criminel…

Critique lors de la sortie en salle par Pierre Murat:

A une spectatrice qui lui disait ne pas comprendre une scène d’un de ses films, Paul Vecchiali lui avait joliment répliqué : « Mais, Madame, qu’est-ce qui vous empêche de ramener du travail à la maison ? » C’est exactement ce que l’on se dit devant cet Etrangleur, tourné au début des années 1970, plus poème que polar. Il y a un assassin, pourtant (Jacques Perrin, adolescent, innocent…) qui, par la seule caresse de son écharpe, semble délivrer de leurs tourments les femmes désespérées. Mais voilà que soudain, un ami le trahit, un double maléfique le suit pour lui nuire, et la nuit qu’il croyait sienne lui revient en boomerang, tel un cauchemar, avec son cortège d’horreurs… Le film est irréaliste avec flamme, avec passion. Eva Simonet, belle et trouble, lien entre le flic et le tueur, semble sortir d’un conte maléfique ou d’un film noir avec Lauren Bacall… Et la musique de Roland Vincent, superbe, rend hommage au réalisme poétique des années 1930, si cher au cinéaste. Il y a, certes, des films de Vecchiali plus parfaits (Femmes femmes, En haut des marches), mais dans ses audaces mêmes, celui-ci ne s’oublie pas

Projections programmées :