Grenoble, transect

Grenoble, transect

Le film présenté ici, vous ne le verrez pas au cinéma, mais uniquement sur internet. Il se réalise chaque année depuis 2016 grâce à la contribution de plus de 100 jeunes chef opérateurs. Il s’intitule Grenoble, transect.

Grace au talent d’un développeur d’application web, Jérémie Bancilhon, et la collaboration de la cinémathèque de Grenoble, les étudiants en première année d’architecture réalisent une exploration des ambiances urbaines actuelles de la ville Grenoble. Chaque année, ils viennent documenter une ligne, droite, coupant littéralement la ville par son milieu, un transect, allant pour ceux qui connaissent Grenoble du sommet de la Bastille jusqu’aux premiers contreforts au sud d’Echirolles.

Le long de cette ligne de plus de près 6 km de transect Nord-Sud de l’agglomération grenobloise, chaque étudiant tire au sort un carré de 50 x 50 mètres dans lequel il choisit un point précis d’où il rend compte du lieu et de ses pratiques par un récit de ses ambiances. Ce point d’observation peut être dans l’espace public, dans un espace intérieur, au niveau de la rue ou en en hauteur, etc. Tout dépend de l’ambiance que l’on veut décrire. Les mêmes contraintes de format sont données à tous, parmi elles, la réalisation d’une séquence vidéographique légendée, une miniature urbaine si l’on reprend le beau terme du théoricien du cinéma et de la ville Sigfried Kracauer. Les consignes pour la réalisation de ces courtes vidéos sont simples : une durée de 30 secondes, un format horizontal de type 16/9, avec une prise sonore. Un seul mouvement de caméra est possible : plan fixe (avec un pied), travelling ou zoom – Pas de montage, pas de titrage, pas d’effet ajouté. Et en recommandation finale de privilégier le plan fixe.

Ainsi s’enchaîne selon une logique spatiale des séquences prises de jour ou de nuit, en pleine activité ou au contraire au petit matin, par beau temps ou par mauvais temps, focalisant sur un détail, ou donnant à voir le grand paysage. On y lit des histoires minuscules qui nous racontent la ville dans son ordinaire extraordinaire pour qui sait regarder et écouter. Carré par carré, année après année se mettent en place des archives vidéographiques de la ville dans ses ambiances au quotidien. On peut au choix explorer séparément chaque carré de cette théorique traversée et faire des sauts au fil du tracé et des années, ou alors s’installer confortablement, choisir une année de production et cliquer sur Transect vidéo pour pouvoir regarder les vidéos s’enchaîner les unes après les autres et faire ainsi une traversée inédite de Grenoble, un immense travelling polyglotte d’un peu moins d’une heure.

L’application et donc le film est en ligne à l’adresse suivante : grenoble.transect.fr