Segundo de Chomon à l’honneur !

AUX ORIGINES DES TRUCAGES : SEGUNDO DE CHOMON

Une exposition consacrée à l’univers de Segundo de Chomon est proposée dans le cadre du Festival Ojo Loco : venez découvrir une série de tirages issus de son univers onirique et unique.

 Vernissage – Vendredi 23 mars à 19h

Exposition proposée en partenariat avec la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé et le Museo Nazionale del Cinema.

 

 

« Segundo de Chomón est l’un des metteurs en scène les plus fascinants des débuts du cinéma.

Actif à Barcelone, il est remarqué par Pathé qui le fait venir en France en 1906. Dans les théâtres de prises de vue de Vincennes et de Montreuil, il conçoit – parfois inspiré par Georges Méliès – des films à trucs et des fééries pour lesquels il développe des effets spéciaux, donnant vie à un imaginaire empreint de fantastique, d’étranges expériences diaboliques, de danses et d’acrobaties, mais aussi de références à l’Asie, au Moyen-Orient et au Moyen-Âge. Les fleurs, ainsi que des objets – les timbres, les cocottes en papier, les diabolos … – sont prétextes à créer des sujets de films.

Les photographies présentées dans cette exposition sont issues d’un ensemble déposé par Robert de Chomón, le fils de Segundo, au Museo Nazionale del Cinema de Turin. Leur identification, menée à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé en 2017, distingue une majorité de films réalisés chez Pathé entre 1905 et 1910. Pour certains, aucune copie n’est connue ; d’autres n’étaient pas admis comme des réalisations de Chomón. Mais parce qu’il en possédait les tirages 13×18 cm issus de négatifs sur verre, la plupart des films seraient liés à son travail et il pourrait en être l’auteur.

Le fonds rassemble en majorité des photographies de plateau, pour lesquelles les acteurs posent après la prise de vue. On distingue le décor construit sur fond noir, une estrade, un voile, une succession de panneaux. Ces dispositifs sont particulièrement utiles à un metteur en scène qui use des jeux d’échelles et de la profondeur de champs pour créer ses effets.

Le photographe a également saisi les coulisses du théâtre : un technicien tient le décor, un autre est caché à l’intérieur d’un dispositif ou dans une fosse, la verrière se reflète sur le casque de Jupiter… L’image photographiée, plus large que celle de la caméra, montre un cadre de jeu délimité par des bandes de coton. Les photographies témoignent également de recherches sur le maquillage et les costumes, ainsi que de l’emploi fréquent de comédiens comme Julienne Mathieu, Christian, Amédée Rastrelli ou encore de la présence joyeuse des clowns du Théâtre du Châtelet. »

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

 

Le Spectre Rouge (Pathé frères, 1908), Collection Fondation Pathé

 

Les documents appartiennent à la collection ci-après mentionnée :

  • Reproductions et retirages : fonds Robert de Chomon, Museo Nazionale del Cinema (Turin)
  • Affiche : Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
  • Phototypies : fonds Maurice Gianati, Collection Fondation Jérôme Seydoux-Pathé