Le Festival, ce sont aussi des activités et des rencontres

En parallèle des projections des courts-métrages sélectionnés, le 38ème Festival du Film Court en Plein Air de Grenoble vous propose plusieurs activités à ne pas manquer : un stage d’analyse de films animé par Jean-Jacques Bernard, une table ronde pour débattre de l’abondance des propositions cinématographiques et une Master-class avec Renato Berta.

 

Renato Berta et Jean-Jacques Bernard

Renato Berta et Jean-Jacques Bernard

 

  • Stage d’analyse de films animé par Jean-Jacques Bernard

Où : Cinéma Juliet Berto

Quand : Mardi 8 juillet,  9h30 -12h30 / 14h00 – 17h00 ; Mercredi 9 juillet, 9h30 – 12h30

Durant ce stage, les passionnés de cinéma se plongeront dans les années 40, considérées comme l’une des plus belles époques de l’histoire du cinéma américain, en s’intéressant tout particulièrement à trois œuvres symptomatiques de cette période :

  • La rivière rouge (Red River) de Howard Hawks (1948)
  • Chaines conjugales (A letter to three wifes) de Joseph Mankiewicz (1949)
  • Pour toi, j’ai tué (Criss Cross) de Robert Siodmak (1948)

Un stage animé par Jean-Jacques Bernard !

Jean-Jacques Bernard est né à Bourg-en-Bresse dans l’Ain, le 26 décembre 1950. Après des études de Droit et de Sciences Politiques, il devient journaliste à « Antenne2 » (rebaptisé France 2) où il signe de nombreux sujets pour l’émission « Fenêtre sur » et crée la case « Histoires Courtes », dévolue au court métrage. Pendant de nombreuses années, Jean-Jacques Bernard est journaliste au magazine « Première » (jusqu’en 2003) et chroniqueur sur « France-Inter » où, chaque été, il anime la tranche d’infos du 7h-9h (jusqu’en 2005). En parallèle, J.J.B a rejoint le groupe « Canal + » dès sa fondation en 1984, chargé de l’émission « Cinéma dans les salles ». Il est, aujourd’hui, toujours rattaché à la chaîne. Rédacteur-en-chef du magazine « Viva Cinéma», il présente des films sur « Ciné+ Classic ». J.J.B a réalisé plus de 30 documentaires sur le cinéma (« Hitchcock et la Nouvelle Vague », « Welles Angel’s », « Lubitsch, le patron », « Tati par le geste »…). Auteur de nombreux ouvrages : « Le Cœur Gros » (Lattès), « Histoire du cinéma populaire français » (Nouveau Monde), « Petit Eloge du cinéma d’aujourd’hui » (Folio Gallimard). Il est membre du Syndicat français de la critique de cinéma. Depuis 1991, il anime également l’émission Boulevard du Classic sur la chaîne CinéCinéma Classic.

 

  • Table ronde

Où : Maison de l’International

Quand : Mercredi  8 juillet,  14h30

Cette rencontre, ouverte à tous, portera sur le thème suivant : l’abondance des propositions cinématographique. Le comité de sélection a d’ailleurs rencontré cette problématique lors de l’organisation du festival. En effet, en 2015, le Festival du Film Court a fait face à une augmentation sans précédent du nombre de films proposés pour sa sélection : près de 3500 courts-métrages venant de plus d’une centaine de pays, contre 1100 en 2014 et 1000 en 2013. Cette situation semble se généraliser et a été relevée par de nombreux festivals depuis plusieurs années déjà…

Si cette expansion pourrait être interprétée comme le symbole d’une grande vivacité de la création, elle pose dans les faits, deux questions majeures : comment les festivals peuvent-ils « gérer » un tel afflux et constituer la meilleure et plus honnête sélection possible ? Et comment un auteur peut-il espérer faire vivre son film dans ce foisonnement international ? Pris dans cette surenchère du nombre, le court-métrage ne risque-t-il pas au final de se transformer petit à petit en un simple objet de consommation parmi d’autres et perdre ainsi tout ce qui en faisait sa force et sa singularité : un espace d’expérimentation libre et non formaté ? Ne faut-il pas finalement​​ ​commencer à imaginer d’autres modes de diffusion, de nouveaux​​ ​espaces qui permettraient à un nombre plus​ ​important de films ​​​de trouver enfin leur place?​ C’est à ces questions, et à toutes celles qui en découlent, que la table ronde tentera de répondre.

Les intervenants : Jan Sitta (réalisateur et scénariste, délégué court-métrage à la SRF), Hilmi Etikan (Festival d’Istanbul), Laurent Hugues (directeur du festival du film court de Villeurbanne), Ron Dyens (fondateur de Sacrebleu Production) et Christine Gendre (UniFrance).

 

  • Master-class avec Renato Berta, animée par Bernard Payen (programmateur à la Cinémathèque française)

Où : Maison de l’International

Quand : Vendredi 10 juillet,  14h30

Une occasion exceptionnelle de rencontrer un grand professionnel du cinéma, d’en apprendre davantage sur sa carrière et ses expériences.

Parcours de Renato Berta :

Renato Berta, né le 2 mars 1945 à Bellinzone, est un directeur de la photographie d’origine suisse. Il suit les cours du Centro sperimentale di Roma entre 1965 et 1967, où il croise Pier Paolo Pasolini, Luchino Visconti et Roberto Rossellini avant de débuter aux côtés de réalisateurs tels qu’Alain Tanner, Francis Reusser, Michel Soutter ou Daniel Schmid. Apprécié pour son sens aigu du cadrage et son exploitation fine de la lumière, Renato Berta travaille avec les plus grands et dans le monde entier à partir des années 1980, privilégiant le cinéma d’auteur : Jean-Luc Godard, Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, Patrice Chéreau, André Téchiné, Louis Malle, Alain Resnais, Manoel de Oliveira, Claude Chabrol, Robert Guédiguian, Amos Gitaï ainsi que Jean-Henri Roger. En 2015, nous le retrouvons dans l’actualité avec “L’Ombre des femmes” de Philippe Garrel (Quinzaine des Réalisateurs 2015).

 

Nous vous attendons nombreux !