Retour sur le dernier Festival, par Sylvain Angiboust

Il a été beaucoup question, durant le festival et sa préparation, de l’« avalanche » de films venus du monde entier : en une année, le nombre de films envoyés au festival a triplé, passant de 1100 à 3500, rendant particulièrement ardu le travail des sélectionneurs. On ne se plaindra pas de cette vitalité de la production de courts-métrages, pas plus que de l’ouverture internationale du festival de Grenoble, mais le véritable problème réside dans la qualité des films : la démocratisation de la prise de vue numérique (on ne filme plus avec une pellicule couteuse mais avec un appareil photo ou son Smartphone), et la facilité des procédures d’inscription (via des plateformes de visionnage en ligne) permet à chacun d’envoyer son travail en festival, au point que certains films d’un amateurisme désarmant parasitent le travail des professionnels.

Face à ce déluge, les programmateurs s’interrogent : faut-il faire payer les inscriptions en espérant décourager les amateurs, au risque de précariser encore plus le secteur déjà difficilement rentable du court-métrage ? Ou alors multiplier les comités de sélection et les sections parallèles ? Les festivals doivent plus largement réfléchir à de nouvelles façons de montrer les œuvres et de faire se rencontrer les films et leur public. En attendant les résultats de cette réflexion de fond, la Cinémathèque de Grenoble a cette année encore multiplié les séances : projections hors les murs, cartes blanches, séances de minuit, séances de compétition plus longues, augmentation des séances hors-compétition, création d’une compétition jeune public…

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