La Zona, propriété privée de Rodrigo Pla

Ce lundi 18 octobre, la Cinémathèque de Grenoble, la Maison de l’Architecture, l’association Urb-vo et Urbacom vous proposent d’assister au deuxième rendez-vous de son cycle-séminaire « Traversées urbaines » qui veut ré-interroger les rapports ville / cinéma.

A cette occasion, vous pourrez voir (ou revoir) le très réussi film de Rodrigo Pla, La Zona, qui permettra d’évoquer « l’impossible traversée », en s’intéressant particulièrement aux villes d’Amérique Centrale et d’Amérique du Sud.

A cette occasion, nous accueillerons Pedro José Garcia, qui a notamment travaillé sur les conséquences des dérives sécuritaires sur l’urbanisme des villes latinos.

Présentation de La Zona :

Dans un futur proche, la haute bourgeoisie de Mexico s’est installée dans un quartier très spécial, protégé des pauvres par un mur, des barbelés et une milice. Le jour où trois adolescents pauvres déjouent les systèmes de sécurité pour s’introduire dans l’enceinte, une terrifiante chasse à l’homme est alors organisée par les habitants eux-mêmes. Sans aucune illusion mais avec un véritable savoir-faire, le réalisateur uruguayen Rodrigo Plá propose une allégorie saisissante sur le repli sécuritaire et la haine du pauvre. Et à considérer l’épilogue particulièrement ambigu, force est de constater que le réalisateur a choisi de ne pas faire preuve d’un optimisme débordant…

Présentation de Pedro José Garcia :

Sociologue et ethnographe, maître de conférences à l’Université de Paris Ouest Nanterre – La Défense où il est co-responsable du « parcours en sociologie et anthropologie urbaines ». Chercheur dans le laboratoire Mosaïques/Lavue du CNRS, il a travaillé sur les villes de la banlieue parisienne, latino-américaines et africaines. S’intéressant aux registres cognitifs et socio-spatiaux de l’interaction, il a développé une approche sur les conflits d’urbanité, sur l’écologie de l’ordre public et sur les troubles liés à habiter. Il analyse ainsi les formes élémentaires de la vie citadine et de la démocratie urbaine à l’œuvre.

Bibliographie en rapport avec la thématique :

• “ Ségrégation, communauté et mitoyenneté : les épreuves de la contiguïté à Caracas ”, co-auteur avec S. Gonzalez,in Les annales de la recherche urbaine, n° 105, Paris, 2008 pp. 7-15.

« Caracas : (habiter la) ville “ fragilisée ”, (se rendre compétent dans la) cité vulnérable », in Villes internationales : tensions et  réactions (L. Roulleau-Berger, I. Berry-Chikhaoui & A. Deboulet eds.), La Découverte, 2007, pp. 169-188.

« L’engagement à l’épreuve de la vulnérabilité chez “ l’animal borné des villes ” », in Isaac Joseph : Itinéraire d’un pragmatiste (sous la direction de Daniel Cefaï & Carole Saturno), Paris, Economica, 2007b, pp. 261-275.

« Small is beautiful : la montée de revendications autonomistes », chapitre n° 8  et « Frontières et remises en cause de l’urbanité »  chapitre n° 6 co-rédigés de l’ouvrage Quand la ville se ferme. Quartiers résidentiels sécurisés, G. Capron (ed.), Editions Bréal, collection “D’autre part”, Paris, 2006, pp. 152-185, 210-262..

“ La forme privative de l’urbanité : emprise sécuritaire et homogénéisation socio-spatiale à Caracas ”, in L’Espace Géographique, dossier « Ensembles résidentiels fermés », n° 2, 2004, pp. 114-130.