Le cinéma britannique à l’honneur

En ce mois de janvier, la Cinémathèque de Grenoble consacre son premier cycle de l’année 2011 au cinéma britannique, en proposant sept films britanniques issus de ses collections. Un aperçu non-exhaustif bien évidemment, mais qui se veut un tant soit peu représentatif…

Dans son Histoire du cinéma britannique, Philippe Pilard écrit :

« Il n’y a pas si longtemps, le cinéaste Alan Parker lançait : « Avec l’industrie cinématographique britannique, il est souvent difficile de savoir si le nageur vous fait signe pour vous saluer ou bien s’il se noie… » Faut-il le croire ? D’outre-Manche nous parviennent régulièrement des films qui nous captivent, nous font rêver, nous font rire et même, réfléchir !

 Fresques historiques, épopées militaires, actrices et acteurs de première grandeur, histoires d’amour et d’humour mid Atlantic, films « shakespeariens », documentaires, œuvres excentriques, dessins animés, polars, vampires et zombies : on trouve le pire comme le meilleur dans le fragile cinéma anglais dominé par la production et la distribution hollywoodiennes.

504954945_6a315e4820_oLes cinéphiles ont en mémoire les noms d’Alexander Korda, d’Alfred Hitchcock, inventeur du « suspense », les comédies Ealing avec Alec Guinness, le Hamlet de Laurence Olivier, les films de David Lean (Lawrence d’Arabie), Le Troisième Homme de Carol Reed ou encore les Chaussons rouges de Powell et Pressburger. En 1986, The Mission, de Roland Joffé reçoit la Palme d’or à Cannes.

 « Le cinéma britannique est bien vivant… à la télévision ! » C’est là, en effet, que se sont formés, entre autres, Ken Loach (Kes) et Stephen Frears (Tamara Drewe) qui, aujourd’hui encore, occupent le devant de la scène. Ils sont rejoints par de nouveaux talents, Shane Meadows, Paul Greegrass, Lynne Ramsay, ou Andrea Arnold. »

Cette sélection de longs-métrages ne se veut ni exhaustive, ni définitive : elle tente seulement de montrer, à partir de films réalisés de 1970 à nos jours (mais surtout pendant les années 80), un aperçu de la production britannique. Diversité des genres, d’abord : le film social – bien sûr – mais aussi comédies, drames… Et diversité des auteurs : Greenaway, Frears, Newell, Mullan (acteur, entre autres, chez Ken Loach, grand absent, provisoire, de la sélection).

Ce cycle se poursuivra, d’une part par la présentation de deux films produits par la Hammer (Les Monstres de l’espace et Le Cirque des vampires), proposés dans le cadre du festival Les Maudits Films (le 20 janvier), puis, d’autre part, par une rencontre, en avril 2011, avec Philippe Pilard, autour de son livre et de ses documentaires sur Ken Loach et Peter Greenaway.