Cliffhanger, la semaine de la série

LE PROJET CLIFFHANGER – objectifs généraux

Cliffhanger est un projet de la Cinémathèque de Grenoble qui émane du désir de valoriser l’art de la série dans les espaces publics, culturels et institutionnels de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Issue d’un univers très commercial, la série a toujours eu du mal à trouver sa place dans les lieux culturels et les institutions publiques, à contrario des autres arts qui y sont largement valorisés. Cela est dû d’une part à la réticence que génère sa dimension commerciale et industrielle ; d’autre part, à la limitation de son visionnage dans le cercle privé et familial. Pour autant, la série développe un rapport réflexif au monde comparable à la littérature, à la photographie, au cinéma, à la musique et aux arts plastiques. En multipliant ses méthodes de diffusions et de productions dont l’essor ont permis la création d’œuvres ambitieuses, elle a élargi son public, fédéré des générations, créé un langage commun.

Force est de constater que la série a pris place dans le paysage culturel. Nous jugeons important de lui porter une plus grande attention en développant sa présence et sa transmission à travers deux axes principaux :

→  L’Éducation à l’image
→ La programmation d’événements ponctuels sur l’année (projection, conférences, expositions) dont l’organisation de La semaine de la série.

De par ces actions, Cliffhanger contribue au rayonnement culturel du genre sériel par sa représentation publique, ludique, pédagogique, éducative et de recherche, grâce à la diffusion, la rencontre et la mise en place d’activités culturelles et artistiques ouvertes au plus grand nombre.

Si le rôle d’une Cinémathèque est celui de conserver et de valoriser le patrimoine cinématographique, elle n’en reste pas moins très attentive et liée à la création contemporaine. Cela se traduit bien entendu par l’organisation, depuis près de 45 ans, du Festival du Film Court en Plein Air – qui est d’ailleurs porteur, en partenariat avec le G.R.E.C., du concours d’écriture de scénario de minisérie 5×2 minutes -, ou encore par la diffusion de courts-métrages locaux, nationaux et internationaux aux Petites formes tous les jeudis et vendredis après-midi.

Nul n’est surpris lorsque l’on assure que les films d’aujourd’hui sont les œuvres patrimoniales de demain. L’explosion de la série ces dernières années nous a amené à transposer notre travail de valorisation cinématographique à la valorisation d’œuvres sérielles dont nombreuses font partie de notre patrimoine culturel. Explorer en 2020 l’histoire de la série, comme on explore depuis toujours l’histoire du cinéma, c’est contribuer à la transmission d’une culture générationnelle à une autre, d’en tirer les fils des influences sur les créations plus récentes, tout en conservant le plaisir de la (re)découvrir dans des conditions privilégiées qu’offre la salle de cinéma.

LA SEMAINE DE LA SERIE

HISTORIQUE DES EDITIONS

Première édition (9 au 15 février 2020) : Première œuvres (lien vers programme 2020)
Seconde édition (1er au 7 mars 2021) : Personnages féminins, réalisatrices et créatrices (lien à venir sur l’édito et le programme)

Origines du festival

Les séries connaissent un succès grandissant et sans précédent depuis 30 ans. Si elles étaient déjà très accessibles dans tous les foyers équipés d’un téléviseur, l’apparition du DVD, puis la popularisation d’Internet dans les années 2000, ont permis de faire découvrir des séries du monde entier, en quasi-simultané après leur diffusion dans leur pays d’origine. Dès lors, nous avons eu accès à la production de séries du monde entier, diversité qui a permis un renouvellement des propositions artistiques très apprécié. Depuis, la naissance de plateformes SVOD, telles que Salto, France TV Slash, Netflix, Hulu, Amazon Prime, Apple TV ou plus largement, La Cinetek, Benshi, Tënk et MUBI, témoigne d’une vraie demande de pluralité. Les écoles de cinéma ouvrent des promotions dédiées à la conception de série, nombreux festivals internationaux de cinéma s’ouvrent aussi à ce format. Les chaînes françaises, qu’elles soient câblées, privées ou publiques, investissent autant dans les créations originales que dans la diffusion de séries étrangères, tout en réfléchissant à de nouvelles formules pour fidéliser leurs spectateurs par la création de contenus performants et attractifs.

Les séries sont partout et bien que le spectateur se sente parfois submergé par le flot incessant de créations originales, de reboots, de remakes, de revivals, de prequels, de sequels, de spin-off, etc., il répond présent, toujours en quête de renouvellement et prêt à s’attacher à de nouveaux personnages et de nouveaux univers. Passionné ou simple amateur, le public les regarde, les commente, les partage, débat . Participant à notre quotidien, et créant un langage commun, les séries font partie de la culture collective.

Cet engouement pour les séries n’est pas récent et ne date pas, comme on pourrait le croire, des années 1990, véritable « âge d’or » qui a fait de ces dernières un miroir critique de notre société. Devenue télévisée, la série trouve son origine et ses inspirations dans de nombreuses formes d’expressions artistiques populaires, allant des contes qui ont permis la transmission de savoirs dès l’Antiquité, aux romans-feuilletons dans les journaux hebdomadaires du XIXème siècle, en passant par les soap-opéras radiophoniques dans les années 1930.

Ce qui fait de prime abord le succès des séries, c’est leur habilité à raconter des histoires. Depuis la naissance du cinéma et plus particulièrement l’apparition des sérials au début du XXème siècle, la série prospère en images. Populaires grâce à des intrigues d’aventures pleines du suspense et de crimes, les serials étaient des films découpés en épisodes de 15 à 20 minutes, projetés chaque semaine en salles de cinéma. What happened to Mary?, composé de 12 épisodes diffusés en 1913 aux Etats-Unis, est considéré comme le premier serial de l’histoire. Mais le plus connu demeure Les Périls de Pauline (1914) dont le personnage principal, interprété par l’actrice Pearl White, est menacé de mort par son secrétaire qui veut récupérer son héritage. Les épisodes, alliant folles courses-poursuites et rebondissements inattendus, prennent toujours le soin de se terminer sur un cliffhanger, suspense qui donnera aux spectateurs l’envie de se déplacer pour voir la suite la semaine suivante.

La série, telle que nous la connaissons aujourd’hui, a été marquée et nourrie par de nombreuses influences littéraires, radiophoniques et cinématographiques. C’est cette histoire du format, qui regorge d’œuvres emblématiques, méconnues voire oubliées, que nous souhaitons explorer.

Autres festivals de séries en France (par ordre alphabétique)

Canneséries, Cannes

Festival de la fiction TV, La Rochelle

Festival de Luchon, Luchon

Marseille Web Fest, Marseille

Série Mania, Lille

Série Series, Fontainebleau

Séries Story, Marseille

EDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE – Ateliers

Nous envisageons l’éducation à l’image comme un terrain fédérateur qui a déjà fait ses preuves. L’aborder par le biais des séries l’enrichit de nouvelles perspectives en étant plus près des pratiques culturelles des nouvelles générations.

La série est un objet auquel nous nous sommes fortement familiarisés ces vingt dernières années. Les jeunes se l’approprient, en parlent, grandissent et découvrent des choses avec ce qu’ils regardent au quotidien, mais ne disposent pas toujours des clés de lectures pour développer ces réflexions et se les approprier.

L’objectif de ces ateliers est d’apporter des connaissances et des clés de lectures aux publics pour leur permettre de développer un regard critique, tout en poursuivant le visionnage de leurs séries favorites comme ils l’entendent. Le travail que nous menons consiste à revitaliser les échanges et susciter l’intérêt des jeunes en faveur de l’apprentissage en milieux scolaire et extra-scolaire.

Public scolaire et hors-temps scolaires

  • Atelier Genres en Séries :

Cet atelier permet aux participant.e.s de penser l’égalité femmes-hommes et leurs re­présentations dans la société, par le biais des séries. Tant ludique que culturel et édu­catif, ce jeu de plateau initie à une double connaissance dans les domaines de l’analyse de l’image et de l’égalité femmes-hommes. Le parcours composé de sept étapes est construit de telle manière que les partici­pant.e.s débattent et repartent avec des clés de lecture et du vocabulaire adapté aux sujets traités.

  • Exposition Des séries et des Femmes
  • Faire participer vos classes à une séance du festival
  • Faire intervenir un professionnel de la série dans vos classes

Envie de développer des ateliers ou des formations sur les séries ? Contactez-nous.
Contact : eloise.cliffhanger@gmail.com

Inscription Newsletter

Cinémathèque de Grenoble

4 rue Hector Berlioz
38000 Grenoble

Horaires bureaux

Du lundi au vendredi
9h00 à 12h30 - 14h à 17h30

Centre de documentation

Mercredi, jeudi et vendredi
de 14h à 17h30

Contact et informations

Accueil : 04 76 54 43 51

Cinéma Juliet Berto

Passage du Palais de Justice
38000 Grenoble

Tarifs

Normal | 6,50 €
Réduit | 5,50 €
Moins de 14 ans | 4 €
Carnet 6 séances | 30 € (valable sur la saison)
Tickets suspendus | Laissez un peu de monnaie, cela permettra d’offrir un ticket à 4€ à tout spectateur bénéficiaire des minimas sociaux qui pourra venir sur la séance de son choix

Accès

En tramway
• Ligne B : Notre-Dame Musée
• Lignes A et B : Hubert Dubedout

En bus
• Lignes C1, C3, C4, 17 et 40 :
Victor Hugo
• Lignes 16 et 62 :
Notre-Dame Musée
• Lignes 14, 15 et 6020 :
Verdun Préfecture

En vélo

En covoiturage
• laroueverte.com
• movici.auvergnerhonealpes.fr