68, mon père et les clous

68, mon père et les clous

De Samuel Bigiaoui - 2017 - 84 mn - France

Ouverte il y a 30 ans en plein Quartier Latin, la quincaillerie de mon père est un haut lieu de sociabilité. Bricomonge va fermer. A l’heure de l’inventaire et des derniers comptes, j’accompagne mon père dans les derniers moments du magasin. Et je cherche à comprendre ce qui a amené le militant maoïste qu’il était dans les années 60-70, intellectuel diplômé, à vendre des clous.

« Filmer son père, sa mère ou ses parents est d’abord une bonne idée, que tout cinéaste documentaire devrait un jour mettre en chantier. L’autre bonne idée, c’est de laisser voir ces moments de flottement où le père accepte d’être filmé mais où visiblement la caméra l’emmerde : parce qu’il est occupé, parce qu’il n’a pas envie de se livrer, parce que c’est son fils qui fait le film… et le rôle de la caméra comme objet transitionnel n’opère vraiment qu’avec le temps. Enfin, il y a la confidence du secret, la chose dont on n’a jamais parlé aux siens, qui fait basculer le père du côté d’un personnage de son siècle ! Cela fait beaucoup de qualités pour ce film, au demeurant simple comme une boutique. »

Tënk – Jean-Marie Barbe – https://www.tenk.fr/premieres-bobines/rhone.html

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